La stérilisation

La stérilisation consiste à supprimer les fonctions sexuelles (cycle de reproduction, recherche d’un partenaire). Elle peut être temporaire (implant) ou définitive (chirurgical).

Stérilisation définitive

Bien connue et utilisée depuis de nombreuses années, la stérilisation chirurgicale consiste à enlever les testicules chez le mâle ou les ovaires et l’utérus chez la femelle (NB : il est particulièrement important que votre vétérinaire effectue l’ablation des ovaires ET de l’utérus chez la furette de manière à limiter le risque de rémanence ovarienne et d’affections utérines lors de maladie surrénalienne). La stérilisation chirurgicale ne doit pas être effectuée avant l’âge de six mois chez la femelle. En pratique, on attend la première saison des chaleurs de manière à stériliser les femelles le plus tardivement possible. Cela demande cependant une surveillance étroite de la part des propriétaires qui doivent savoir dépister les signes (vulve gonflée, comportement modifié). Chez le mâle, on attend en général l’âge de 10 mois à un an.

Stérilisation temporaire

Depuis quelques années, un implant destiné à modifier les sécrétions hormonales ayant trait à la reproduction est utilisé par les vétérinaires. L’implant permet de stopper les manifestations sexuelles (et empêche la survenue de chaleurs chez la femelle) durant 18 à 24 mois. 

Une anesthésie flash à l’isoflurane est très fortement recommandée pour que la pose de cet implant se fasse dans les meilleures conditions possibles pour votre animal : tonte et désinfection, injection non douloureuse…

Comment choisir entre une stérilisation temporaire ou définitive ?

  Bénéfices Risques
Stérilisation chirurgicale Stérilisation définitive, peu couteuse si on la rapporte à la durée de vie de l’animal.
Risque chirurgical et anesthésique lié à l’intervention.
 
Rémanence ovarienne rare
Stérilisation temporaire à l’aide d’un implant
 
 
 
Prévention de la maladie surrénalienne (fortement suspecté mais non démontré)
 
Stérilisation temporaire permettant d’envisager dans un second temps la reproduction (déconseillé en pratique)
 
Risque chirurgical nul
 
Risque anesthésique très faible
Réactions locales au site d’implantation
 
 
Coût (l’implant doit être renouvelé 3 à 4 fois au cours de la vie de l’animal).
 
Retour en chaleur : cela ne pose pas de problème chez le mâle car le comportement de rut alertera bien assez tôt les propriétaires. Par contre, chez la femelle, un propriétaire qui ne noterait pas le retour en chaleurs risque de perdre sa furette d’une aplasie médullaire…

 

La stérilisation de la femelle

Elle est indispensable si la femelle n’est pas destinée à faire de la reproduction. En effet, la furette entre en chaleurs dès février jusqu’au mois d’Août, c’est-à-dire pendant 6 mois. En l’absence d’accouplement avec un mâle, une grande quantité d’œstrogène est produite par son organisme. L’exposition prolongée de la moelle osseuse à cette hormone provoque une anémie (diminution importante du nombre de globules rouges) gravissime débouchant sur le décès de l’animal.

Toute furette non destinée à la reproduction doit impérativement être stérilisée. Cela est effectué par implant ou par chirurgie, dès les premiers signes de chaleur.

Un autre argument éthique est que pour les femelles dont on ne connaît pas l’origine, il vaut mieux éviter la reproduction de manière à éviter de perpétuer des « tares » génétiques dans la descendance.

Comment : L’acte chirurgical consiste en l’ablation, par ouverture abdominale, des ovaires et de l’utérus, c’est-à-dire une ovario-hystérectomie, sous anesthésie générale. Privilégiez les anesthésies gazeuses (isoflurane) qui présentent moins de risques et permettent une récupération plus rapide de l’animal. Les protocoles dits d’anesthésies fixes sont plus dangereux chez le furet vu son faible poids. A l’issue de l’intervention, des traitements contre la douleur seront prescrits par votre vétérinaire. Il est nécessaire de maintenir l’animal au chaud après le réveil pour éviter une hypothermie. De plus, il est important de nourrir et de faire boire rapidement l’animal pour qu’il puisse mieux se remettre de l’anesthésie.

L’ovariectomie est possible (ablation des ovaires seuls) mais il existe des risques de rémanences ovariennes (« repousses d’ovaires »). Si quelques cellules d’ovaires subsistent, elles peuvent proliférer et provoquer des troubles variés : retour en chaleurs, tumeurs, anémie…

Une femelle en chaleurs doit être stérilisée si elle n’est pas mise à la reproduction. Néanmoins, si les chaleurs durent depuis plusieurs semaines, le vétérinaire devra réaliser des analyses sanguines pour vérifier que la furette n’est pas anémiée. L’intervention pourra alors être programmée en toute sécurité. Des injections destinées à stopper les chaleurs sont parfois utilisées : elles ne doivent en aucun cas constituer un protocole de routine pour la prévention des chaleurs.

La castration du mâle

Pourquoi : C’est une opération de convenance puisqu’elle n’apporte pas de bénéfices réels pour la santé de l’animal mais améliore plutôt le confort du propriétaire. Elle permet de diminuer l’odeur musquée forte du mâle en rut, de limiter son agressivité et d’annihiler son habitude de marquage urinaire.

De même que pour la femelle, il est plus prudent de stériliser les animaux dont on ne connaît pas l’origine pour limiter la perpétuation de tares génétiques.

Comment : La castration chirurgicale consiste en l’ablation des testicules par incision du scrotum.

Après l’opération :

A l’issue de l’intervention, des traitements contre la douleur seront prescrits par votre vétérinaire. Il est nécessaire de maintenir l’animal au chaud après le réveil pour éviter une hypothermie. De plus, il est important de nourrir et de faire boire rapidement l’animal pour qu’il puisse mieux se remettre de l’anesthésie.